Je vous ai probablement déjà parlé du livre les 7 plumes de l'aigle. Aujourd'hui une nouvelle métaphore de certains de ses enseignement m'est apparue avec le post précédent.
L'aigle ne se dit pas qu'il est : il est.
L'aigle n'essaie pas de comprendre la nature des courants ascendants et descendants, il se focalise sur le fait de les utiliser le plus efficacement possible. De manière totalement inconsciente il se concentre sur l'affinement de la perception qu'il a d'eux.
Lorsque je marche dans la rue, il m'arrive souvent d'essayer de ressentir au maximum le vent sur ma peau. Il faut d'abord arrêter de penser, supprimer les stimulus inutiles, les parasites. Se laisser aller, relâcher l'emprise qu'on a sur les choses. Puis, libre, ressentir le vent dans ses plumes. Ressentir le chaud, le froid, les forces qui nous tirent subtilement vers le haut ou le bas, la gauche ou la droite, sur chaque pouce de notre peau.
Si par malheur j'essaie de comprendre la nature des choses, de théoriser ou mentaliser le phénomène, je quitte le ressenti pour passer dans le mental. Le lien est rompu, la liberté perdue. Je crois que c'est ce que certain appelle la méditation. Il est d'ailleurs possible de le faire partout et n'importe quand. Avec chacun de nos sens. Quel bonheur de retrouver le plaisir de toucher du bois ou de la pierre, de ressentir le vent, d'entendre le bruissement des feuilles, de sentir l'humus, ou le pain chaud. D'entendre le silence.
Qu'en est-il des relations que nous avons avec notre environnement et les gens qui nous entourent ? Faite le vide, quittez vos à priori, faites le calme dans votre esprit et votre corps et écoutez de chaque port de votre peau, de chaque image que vous recevez et des ondes qui vous parviennent. Et sans mentaliser, sans juger, utilisez ce qui est le mieux pour vous dans ce que vous donne l'autre. Comme tous les arts, les relations humaines nécessitent une maitrise de la technique, puis l'oubli de la technique pour simplement être, vivre à travers vous. Et laisser la vie s'exprimer à travers vous. Mais si vous vous exprimez trop pour rien, comment la laisser s'exprimer ? Votre inconscient, votre intuition, votre créativité n'ont plus leur place lorsque la petite voix de la raison hurle à tue tête dans votre tête justement.
Ne soyez plus le danseur, devenez la danse !
5 commentaires:
c'est joli tout ça, mais où cela te mène t'il réellement (pas dans le spleen mais dans la vrai vie)?
Puisque ce dont je parle est plus ou moins la méditation, a quoi te mène la méditation dans la vraie vie ?
moi je sais a quoi elle me mène, quoique non, c'est trop prétentieux car il faudrait explorer cette expérience en profondeur pour pouvoir dire "je sais a quoi cela me mène". Donc je ressens ses bienfaits dans ma vie quotidienne. Mais toi, est ce que ces interrogations et cette méditation, tu en ressens les effets dans ta vie de tous les jours? et sous quelle forme?
Les effets sont : le bonheur, la gratitude pour tout ce que je ressens, le fait de profiter de la vie car je n'ai plus de crises d'angoisse et j'en passe.
Ça change tout en fait.
PARFAIT! (j'ai mis un seul mot non pas parce que j'ai pas envie de débattre mais parce que ce mot est celui qui qualifie le mieux mon ressentie)
Enregistrer un commentaire